Galerie Nord

Dawson City, ville nommée en l’honneur de George Dawson et fondée par Joe Ladue, était à l’origine un village de tentes entouré de marécages et de moustiques. Cette rugosité a tôt fait de se dissiper en raison de la richesse de l’endroit. Un plus grand nombre de femmes et d’enfants se sont ensuite mis à arriver, si bien que les familles, et non pas les prospecteurs miniers célibataires, sont devenues la force sociale dominante de la région.

La population de Dawson était mieux nantie que celle de bien d’autres villes canadiennes, et c’est pourquoi on surnommait souvent Dawson « le Paris du Nord ». Les habitants de Dawson tenaient vraiment à ce que Dawson « paraisse aussi bien que n’importe quelle autre ville du Sud » et c’est pourquoi ils se faisaient un devoir de se tenir à la mode. Ainsi, à Dawson, l’architecture empruntait la flamboyance de la fin de l’ère victorienne avec ses enchevêtrures accentuées, ses clôtures en lattes blanches et ses maisons à ossature en bois au lieu de cabanes en rondins. Le fleuve Yukon et les bateaux à auges qui le parcouraient jouaient un rôle primordial, en ce sens qu’ils assuraient le transport des ravitaillements et du courrier. 

Dans une grande mesure, à Dawson, le paiement des biens et des services se faisait au moyen de poussière d’or. En signe de confiance, la coutume voulait que les gens se tournent le dos lorsqu’ils payaient leurs marchandises avec de la poussière d’or, mais bien des barmans n’étaient pas dignes de confiance. Ils avaient les ongles suffisamment longs pour que la poussière d’or puisse s’y accumuler. À maintes reprises, ils enlevaient l’or de leurs ongles en se passant la main dans les cheveux bien huilés pour que la poussière d’or y colle. En fin de soirée, ils se rinçaient les cheveux pour prendre leurs « pourboires ». Leur malhonnêteté devait se faire en toute discrétion, car la Police à cheval du Nord-Ouest était déterminée à faire respecter la loi à Dawson. Elle n’hésitait jamais à remettre un aller simple gratuit aux personnes indésirables pour qu’elles puissent prendre le prochain bateau. Cette punition des plus redoutables était connue sous le nom de « billet bleu ».

La prostitution était un autre vice toléré à Dawson, même si elle était tout à fait illégale. Le quartier de débauche se trouvait entre la rue Front et la 2e Avenue. Sans tarder, ce quartier s’est fait connaître sous le nom d’« allée du paradis ». Les filles qui y travaillaient devaient respecter des règles strictes établies par la Police à cheval du Nord-Ouest, au risque de recevoir un billet bleu. Elles n’avaient pas le droit de publiciser leurs services ou de solliciter les hommes sur la rue, ne pouvaient pas commencer à travailler avant 16 heures et étaient obligées de subir un examen médical mensuel.

La ruée vers l’or s’est terminée aussi vite qu’elle a commencé. En 1900, une découverte d’or a été effectuée à Nome, en Alaska, et les prospecteurs miniers s’y sont rendus en masse, espérant y faire fortune. Ceux qui sont restés ont fait venir leur famille, si bien que Dawson est devenue un lieu plus stable, de nature familiale. Au fil des années ayant suivi la ruée vers l’or, l’exploitation minière mécanisée à grande échelle, prenant la forme de dragues à godets, a permis à Dawson d’éviter le sort de ville fantôme.

Added to cache at Oct 18, 2017 03:31:57
Content not from cache
Dawson City Museum is located in the Old Territorial Administration Building at 595 Fifth Avenue.
Phone: 867-993-5291 • Fax: 867-993-5839 • E-Mail: info@dawsonmuseum.ca